À propos du
CEJEE
Le Comité européen des journalistes est un organisme indépendant à but non lucratif, créé par des journalistes, des écrivains, des experts en communication, des éditeurs de presse et des professionnels des nouveaux médias. Il a pour objet l’organisation d’un réseau virtuel dédié à la défense de la liberté de la presse, à l’observation des abus et à la surveillance des violations de la liberté d’expression, à la promotion des écrivains-journalistes, ainsi qu’à la réalisation d’études et de recherches sur l’avenir du journalisme et des professions intellectuelles.
01. LIBERTÉ DE LA PRESSE
a liberté de la presse est une condition sine qua non de la paix, de la justice, du développement durable et des droits de la personne. Il ne saurait y avoir de démocratie pleine et entière sans accès à une information libre, transparente et fiable.
2. CHIEN DE GARDE
Le journalisme exercé dans l’intérêt public est la pierre angulaire de l’édification d’institutions justes et impartiales. Il permet également de placer les dirigeants face à leurs responsabilités et de dire la vérité aux puissants.
03. COMMUNAUTÉ
Charles Baudelaire, Victor Hugo, Émile Zola : rares sont les grands écrivains du passé à ne pas avoir écrit dans les journaux de leur temps. En 1860, Alexandre Dumas fonde à Naples le journal L’Indipendente, un nom suggéré par Giuseppe Garibaldi.
QU’EST LE CEJEE?
Une communauté intellectuelle
Le Comité européen des journalistes, écrivains et éditeurs a été créé dans le prolongement du projet d’une Communauté de journalistes européens lancé par le journaliste polonais Karol Kleszczynski, qui a fondé en 1962 à Rome le CEJ, dont le journaliste italien Massimo Gazzè a longtemps été membre du Conseil général puis vice-président.
Le CEJEE est ainsi né en 2018 comme organisme indépendant de l’Association Roma-Parigi Paris-Rome, afin de rassembler en une communauté les experts de la communication, les professionnels des médias et, en particulier, les écrivains-journalistes, figure singulière d’intellectuels qu’il convient de valoriser dans la complexité du monde contemporain.
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Professions intellectuelles en Europe
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Femmes dans les Professions intellectuelles
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Cadres dirigeants
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Intermédiaires Salariées
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Petits entrepreneurs
«Who, What, Where, When, Why ?»
Pas seulement les Five W’s des anglo-américains
mais aussi et plutôt les huit règles des latins
À partir du XXe siècle, les « cinq W » ont été assimilés aux règles fondamentales du reportage, une méthode qui oblige le journaliste à hiérarchiser l’information en décrivant un événement à travers les questions suivantes : Who – Qui ? | What – Quoi ? | Where – Où ? | When – Quand ? | Why – Pourquoi ?
Mais l’origine de cette méthode est bien plus ancienne. Il s’agit d’une démarche d’analyse visant à recueillir les données nécessaires et suffisantes pour dresser un état des lieux et rendre compte d’une situation, d’un problème ou d’un processus. Non pas cinq, mais bien huit règles furent élaborées dans l’Antiquité par les Romains des Acta Diurna, selon une tradition attribuée à Aristote.
QUIS ?
who | qui De qui, avec qui, pour le compte de qui…
QUID ?
what | quoi De quoi, avec quoi, en relation avec quoi…
UBI ?
where | où Lieu, par où, vers où
QUANDO ?
when | quand À partir de quand, jusqu’à quand, dans quel délai…
CUR ?
why | pourquoi Cause, facteur déclenchant…
QUANTUM ?
Combien Dans quelle mesure, valeurs en cause, à quelle dose…
QUOMODO ?
Comment De quelle façon, dans quelles conditions, par quel procédé…
QUIBUS AUXILIIS ?
Avec quels moyens Avec quelle partecipation, par quelle assistance…
HISTORE DU JOURNALISME
L’origine des premières formes de « nouvelles » publiées
régulièrement est attribuée à Jules César
Acta Diurna Populi Romani
Au début de son premier consulat, Jules César
met en place en 59 avant J.C. les premières formes de nouvelles quotidiennes officielles
La première forme de nouvelles quotidiennes dans l’histoire est celle des Acta Diurna, institués en 59 av. J.-C. par la volonté de Jules César, qui ordonna pour la première fois la rédaction et la publication des Actes du Peuple. Ceux-ci étaient rédigés jour après jour par des fonctionnaires et affichés dans des lieux publics sur des tables blanchies à la chaux.
Le contenu constituait une sorte de journal officiel, comprenant des informations judiciaires, des décrets impériaux, des rapports sur les activités des magistrats et du Sénat romain, mais aussi des chroniques d’événements relevant de la vie privée, comme les annonces de naissance, de mariage et de décès. Après la chute de l’Empire, ces formes primitives de médias furent complètement oubliées. Pour connaître les chroniques de l’époque, nous ne disposons plus que de lettres privées, de livres et de journaux intimes.
Au XIIIe siècle apparaissent les « lettres de marchands », qui n’étaient pas seulement des avis d’envoi ou de paiement, mais aussi de véritables nouvelles contenant des informations sur les événements publics, les annonces de grandes foires, les rapports d’achat, de vente et de prêt. Elles étaient destinées principalement aux commerçants et aux banquiers d’Italie, de France et d’Angleterre, pour lesquels elles représentaient des informations utiles à leurs activités et à leurs bénéfices.
Au XVIe siècle, ces lettres évoluèrent vers une forme plus raffinée, la « lettre d’avis » : des feuilles de deux ou quatre pages, munies d’un titre, composées de plusieurs paragraphes de quelques lignes et portant l’indication exacte de la date et du lieu d’origine de publication. Leur diffusion était déjà organisée par les sociétés marchandes.
Au fil du temps, elles prirent le nom de « gazettes » à Venise comme en France, tandis qu’en Angleterre elles furent appelées news papers, et restèrent pendant plusieurs siècles sous forme manuscrite. Même après l’une des inventions les plus révolutionnaires de l’histoire de l’humanité, les gazettes continuèrent en effet à circuler sous cette forme. Pourtant, le 23 février 1455, à Strasbourg, avec l’aide d’une vingtaine d’ouvriers, de fondeurs, de compositeurs et de correcteurs, l’orfèvre Johannes Gutenberg, grâce à la publication de la Bible à 42 lignes en caractères gothiques, donna naissance à la technique de l’imprimerie moderne en Europe.
Ce n’est que beaucoup plus tard que l’invention de l’imprimerie fut utilisée pour diffuser les nouvelles. En effet, le premier journal imprimé au monde est la Relation aller Fürnemmen und gedenckwürdigen Historien (Relation de toutes les nouvelles importantes et mémorables), publiée à Strasbourg au début du XVIIe siècle.
Les premiers journaux européens furent tous publiés en allemand : l’Aviso-Relation oder Zeitung, hebdomadaire publié à Strasbourg et à Augsbourg à partir de 1609 par Johann Carolus ; le premier hebdomadaire suisse, né à Bâle en 1610 ; puis, en 1615, le Frankfurter Journal, publié par Egenolph Emmel. Vint ensuite le journal néerlandais Nieuwe Tijdingen, apparu à Anvers en 1616, suivi en 1622 du premier journal imprimé en anglais, The Weekly News. Paris eut sa première Gazette en 1631, puis en 1645 parut l’Ordinari Posttijdender, publié sur ordre de Christine de Suède.
HISTORE DU JOURNALISME IMPRIMÉ
Le journalisme imprimé commence en Europe.
Avec un journaliste en prison…
John Walter
Le prémier éditeur-journaliste européen
Mais, au sens moderne du terme, le premier « journal » marquant véritablement le face-à-face entre la presse et le pouvoir est sans conteste The Times de Londres. Composé de quatre pages vendues deux pence et demi, son premier numéro paraît le 1er janvier 1785. Il est fondé par John Walter, ancien négociant en charbon et assureur maritime.
Après quelques années, deux procès sont intentés contre ce premier journaliste-éditeur, qui reconnaît sa culpabilité pour avoir publié des textes jugés offensants. Acculé par le juge, il refuse toutefois de révéler l’identité de sa source : un principe appelé à entrer durablement dans les fondements de la profession.
À l’issue du premier procès, il est condamné à une amende de 50 livres et à un an de prison. Une seconde condamnation l’envoie à nouveau en prison pour diffamation envers le prince de Galles. Le malheureux Walter passera seize mois à la prison de Newgate. L’histoire du journalisme imprimé est ainsi marquée dès ses débuts : voici le premier journaliste emprisonné.
Encore aujourd’hui, au sein même des États membres de l’Union européenne, des journalistes continuent d’être la cible d’attaques meurtrières. L’assassinat de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia n’en est qu’un exemple parmi d’autres. Les pressions exercées contre les journalistes peuvent toutefois prendre des formes diverses et multiples. Comme l’a montré l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, elles comprennent notamment les menaces de violence, les incidents survenant lors de rassemblements publics, les allégations d’ingérence d’acteurs politiques, les pressions visant à obtenir la divulgation de sources confidentielles et de documents sensibles, l’ingérence des services de sécurité et de renseignement, ainsi que des pressions économiques et financières.